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Story’art – Monet, entre Tokyo et Giverny

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Que diriez-vous d’un petit voyage au pays du Soleil levant ? Dans cet article, découvrez. en exclusivité. l’interview de Claude Monet et l’influence du japonisme sur son style de peinture.

Ami. e. s de l’histoire des arts, bonso’art ! Ou, plutôt devrais-je dire, Konnichiwa, car, ce soir, nous allons faire un tour au Japon. Laissez-vous transporter par la magie du Japonisme ! Notre invité, aujourd’hui, est l’auteur de La Japonaise que voici, il se nomme Claude Monet et il a eu la gentillesse de nous recevoir dans sa maison à Giverny. Retrouvez, ici, en exclusivité, notre interview fictive.

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Claude Monet, La Japonaise (1876)

 

Historia dell’arte (H) : Monsieur Monet, tout d’abord, un grand merci d’avoir accepté notre invitation.

Claude Monet (CM) : Tout le plaisir est pour moi.

H : À première vue, votre style de peinture est très japonisant; comment définiriez-vous le mouvement artistique auquel il se rattache (Japonisme) ?

CM : Sachez que, tout comme l’Orientalisme, le Japonisme reflète la fascination des artistes du début de mon siècle pour l’Orient, à ceci près que, l’émerveillement qui le caractérise porte plus particulièrement sur l’Extrême-Orient, précisément, sur le Japon, comme son nom l’indique. Par exemple, certains de mes contemporains, comme Degas, ont tendance à imiter les coups de pinceau rapides et audacieux de la peinture et de l’écriture japonaises à l’encre noire. Cet intérêt se retrouve aussi dans l’inspiration que tirent les artistes occidentaux d’œuvres typiquement japonaises telles que l’estampe (gravure) La Grande Vague de Kanagawa d’Hokusai. Quel artiste ! Ah, le Japon ! Quel magnifique pays !

H : À ce propos, votre peinture montre plein d’éléments propres à cette contrée.

CM : C’est exact. Premièrement, regardez l’habit du modèle. Il n’est pas sans rappeler celui qu’arborent les geishas, ces jolies filles qui apprennent l’art du thé. Admirez cette vive couleur pourpre qui rappelle tant la fraîcheur de la jeunesse ! Autre élément japonisant, le samouraï (une sorte de chevalier japonais) représenté sur le vêtement. De surcroît, cette belle femme est également coiffée d’un chignon que j’ai pu également remarquer sur les jeunes geishas ! Si vous regardez bien, j’en ai représenté une à droite ! Lorsque l’on s’intéresse, ensuite, à l’arrière-plan, de nombreux éventails apparaissent. Ces derniers ont, cependant, une forme bien différente des éventails des geishas, qui ressemblent davantage à l’accessoire que porte le personnage principal de ma peinture Seuls les yeux les plus avertis verront que des estampes japonaises sont représentées sur ces éventails ronds…

H : Mais, qui est le modèle en question ?

CM : Ah ! Que je suis impardonnable! (Rires) Il s’agit de ma femme, Camille Léonie, née Doncieux ! N’est-elle pas resplendissante ?

H : Absolument ! Cependant, le titre de votre œuvre est trompeur ! (Rires) Elle ne possède aucune caractéristique physique d’une Japonaise.

CM : Hormis la peau blanche qui est considérée comme un signe de pureté au Japon, ses cheveux la trahissent ! (Rires) Plus sérieusement, l’objectif, derrière cette peinture, est de transmettre au monde ma fascination pour le pays du Soleil levant !

H : Permettez-moi de vous dire que vous l’avez atteint avec brio ! Je suis sûre que ce tableau restera gravé dans les mémoires et traversera les siècles !

CM : Si vous le dites ! Dans tous les cas, je vous remercie de ce compliment qui me va droit au cœur !

H : Par ailleurs, votre génie n’est pas seulement reconnu pour le Japonisme, si je ne m’abuse. Lorsque l’on pénètre dans votre demeure, on remarque ces magnifiques nénuphars, comme ceux que l’on peut admirer sur votre tableau Le Pont japonais

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Claude Monet, Le Pont japonais (1899)

CM : En effet. Ces nymphéas sont inspirés de ceux que vous avez aperçus en arrivant dans mon jardin. Mon style est typique de l’impressionnisme. Cette tendance constitue une véritable rupture avec un mouvement artistique aussi académique que le classicisme, par exemple, puisqu’il s’agit de ne peindre que l’impression que l’on retire de ce que l’on voit ! En d’autres termes, il n’est plus question d’idéaliser la réalité, mais de la montrer telle qu’elle est du point de vue du spectateur.

H : Impressionnant ! Quelle technique utilisez-vous ?

CM : Ne vous a-t-on pas déjà dit qu’un magicien ne révèle jamais le secret de ses tours ? (Rires) Très honnêtement, il ne s’agit que de peinture à l’huile et de ma vue !

H : En tout cas, je vous remercie de cette interview, aussi charmante qu’enrichissante !

 

Comme vous avez pu le voir, cet artiste a fortement été inspiré par le Japonisme tout au long de sa vie. Il est également connu pour ses Nymphéas, c’est-à-dire sa série de peintures impressionnistes inspirée des nénuphars de son jardin. Maintenant, la suite au prochain épisode ! Mais que nous réserve ce dernier ? Mystère…

 

Bibliographie :

https://www.panoramadelart.com/focus-japonisme

— Cours d’histoire des arts

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