Que deviennent nos vêtements recyclés ?

Pile de vêtements

Aujourd’hui, tous nos vêtements, que nous ne portons plus, peuvent bénéficier d’une seconde chance, même abîmés. Alors, cessons de jeter à la poubelle ce qui peut encore être porté. 

Le recyclage des vêtements permet de faire une bonne action en donnant vos anciens textiles aux associations, d’avoir un gain de place chez soi en vidant les armoires, de diminuer le coût des matières premières et surtout de pouvoir offrir des emplois stables et durables. 

Une fois par an, voire plus pour certaines personnes, un grand ménage de placard est réalisé. C’est l’occasion de mettre de côté les habits qu’on ne veut plus porter. De nombreuses associations comme Emmaüs, la Croix-Rouge ou Tremplin reprennent vos affaires avant de les remettre en état pour les vendre à petits prix dans leurs locaux et sites internet.  

Les fripes abîmées, trouées ou usées sont quant à elles déposées dans des points de collectes spécifiques où ils seront recyclés : en nouveaux vêtements, en panneaux isolants (utilisés dans la construction) ou même en chiffons d’essuyage pour l’industrie.  

Lorsque vos textiles arrivent dans les points de collectes ou dans une association, le tri est fait manuellement par de petites mains : 

  • Ceux qui arrivent en bon état, sont réparés, puis : 
    •  Partent pour être vendus dans une friperie 
    •  Sont donnés aux nécessiteux 
    •  Envoyés dans des pays en voie de développement 
  • Ceux qui ne peuvent pas être portés, sont : 
    • Débarrassés de leurs accessoires : lacets, boutons,… 
    • Transformés en de nouvelles fibres 
    • Conditionnés sous la forme de « balles » de textile 
    • Revendus aux industriels du textile 
  • Ceux qui ne peuvent être recyclés, ils serviront à fabriquer des cartons-feutres pour la filière automobile. 
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©J’ai la fibre du tri

1,2 milliards de tonnes de gaz à effet de serre, ce sont les effets négatifs qu’engendre l’industrie de la mode sur l’environnement. Elle est la seconde industrie la plus polluante au monde. Son impact est plus important que les vols internationaux et la circulation maritime réunis. Chaque vêtement passe par un processus complexe de fabrication qui utilise une grande quantité d’eau, d’électricité et d’autres ressources d’énergie. À titre d’exemple, pour la fabrication d’un pantalon en jean, entre 7 000 L et 10 000 L d’eau sont nécessaires. On utilise du coton en provenance d’Inde ou d’Afrique qui génère des impacts environnementaux et sociaux. Car celui-ci est teint dans un autre pays, puis est renvoyé en Asie pour la confection avant de revenir en France ou ailleurs dans le monde pour être vendu en boutique. Ce pantalon a fait le tour de notre belle planète bleue !  

Les textiles fabriqués à partir de matières organiques telles que le coton, le lin ou la laine sont biodégradables.  Or, ces derniers ne peuvent pas se décomposer correctement s’ils atterrissent dans une décharge, l’entassement provoquant un manque d’oxygène qui freine leur dégradation. De plus, sans oxygène, la décomposition produit du méthane, qui va alors dans l’atmosphère, et réduit ainsi la qualité de l’air. Les autres matières non-organiques comme le polyester qui est fabriqué à partir de pétrole, se dégradent encore plus mal, empirent l’émission de gaz à effet de serre. 

Pour en savoir plus, découvrez sans plus tarder l’infographie de l’ADEME (l’agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) : 

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©ADEME

Dans le contexte actuel, que pouvons-nous faire pour améliorer les choses ? Nous devons porter nos vêtements plus longtemps, les chérir, demander aux marques de s’assurer que les matières contiennent le minimum de substances dangereuses et qu’ils soient recyclables. Il faut favoriser la réutilisation de nos textiles via des achats en friperies. Choisir des matières naturelles comme le chanvre, le coton biologique, etc. Et privilégier les vêtements porteurs d’un écolabel environnemental.

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