Ne pas avoir d’enfants, un geste écolo ?

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Remettre en question la volonté d’avoir un enfant pour sauver la planète, c’est le discours très à la mode ces derniers temps. S’il y a une part de vérité dans le fait que faire moins d’enfants équivaut à éviter de mettre des « nouveaux pollueurs sur terre », il faut probablement nuancer ces propos.

Lorsqu’on visite le site web www.worldometers.info, on a très vite le tournis. Nous sommes à plus de 7 871 016 339 d’êtres humains sur la terre à l’heure où je vous parle (probablement 1 000 de plus quand j’aurais terminé cet article). Cela fait beaucoup d’humains, surtout lorsque l’on connait les conditions de vie d’une grande majorité de la population mondiale (famine, pauvreté, exploitation, maladie, dépression …), et qu’à priori peu de solutions pointent le bout de leur nez.

L’idée n’est pas de devenir éco-anxieux, mais de comprendre comment on en est arrivé là. Est-ce réellement et seulement à cause des bébés de ce monde ?

Ne pas faire d’enfants pour aider la planète peut donner bonne conscience, mais nous ne devons pas être aveuglé et rester cohérents.

Individuellement, en mangeant moins de viande, en roulant et en voyageant moins, on peut largement améliorer la qualité de vie sur terre. Collectivement, en décarbonant les modes de production industrielle et de consommation énergétique, on peut également faire évoluer les choses. On sait que ce sont les pays occidentaux qui font le moins d’enfants et qui polluent le plus, alors que les pays du tiers monde, qui ont beaucoup d’enfants, ne sont que peu responsables de l’état actuel du désastre écologique, les bébés ne seraient donc pas les boucs émissaires parfaits, mais il faudrait plutôt regarder nos modes de consommation occidentaux.

Encore une fois les gens riches des pays riches voudraient imposer des modes de vies aux pays plus pauvres parce qu’ils ont fait des choix pendant des centaines d’années sans se soucier des autres. Et la grande découverte du jour, avoir moins d’enfants signifie aussi avoir plus de moyens financiers pour consommer, voyager et … polluer. Il est donc possible qu’il faille agir sur les modes de vies et de consommation, plutôt que sur le nombre de vies.

À ces théories et discours de faire moins d’enfants pour moins polluer, il faut aussi ajouter un point important, ne pas vouloir d’enfants pour des raisons écologiques est un choix personnel qui vaut pour une personne. Il y a des milliers d’autres raisons qui peuvent amener à ne pas vouloir d’enfants (état des finances, perspectives professionnelles, célibat, histoire personnelle, maladie, ect.). Ce sont des raisons qui appartiennent à la peur de l’avenir. Très souvent, le fait de ne pas vouloir d’enfant pour des raisons écologiques relève d’une peur pour l’avenir, du fait de ne pas savoir dans quel monde vivra l’enfant, ne pas vouloir lui imposer la crise écologique, etc.

Mais il ne faut pas mélanger le choix personnel et pression sociale. Ne pas faire ou faire des enfants est un choix personnel, ni bon, ni mauvais et surtout pas permanent. Aujourd’hui on ne veut pas d’enfants, mais dans 5, 10 ans ?

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Crédit Photo : Jordan_Singh / Pixabay

 

Avoir un enfant c’est un pari pour l’avenir, on n’a pas de garantie de son bonheur, ni de son malheur.

Si le contrôle de la natalité apparait comme une solution, à elle seule, elle est loin d’être efficace pour sauver le monde. Il faut également penser aux générations futures. En réduisant le nombre d’enfants qui pourraient grandir en développant une conscience écologique et trouver des solutions aux enjeux climatiques, on se condamne à continuer à brûler notre planète. L’idée n’est pas de faire des enfants à tout prix, mais de le faire intelligemment, et en prônant l’éducation des enfants face aux défis environnementaux.

Je finis mon article et nous sommes à prêt de 5 000 êtres humaines de plus.

 

Crédit photo couverture : Unsplash

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