L’île Sainte-Thérèse au cœur d’un projet de plantation d’arbres pour lutter contre la perte de la biodiversité et les changements climatiques

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Dans le cadre du projet de transformation de l’île Sainte-Thérèse en parc écotouristique, la Société pour la nature et les parcs (SNAP Québec) a invité cet automne les citoyens de l’Est de Montréal à participer à une œuvre de reboisement communautaire. La plantation de 5000 arbres supplémentaires sur l’île a fourni l’occasion aux bénévoles de poser des actions concrètes pour la nature mais, aussi, de partager une expérience enrichissante du point de vue humain et social.

 

CRÉATION D’UN NOUVEAU POUMON VERT POUR L’EST DE MONTRÉAL

Cet automne, la Société pour la nature et les parcs (SNAP Québec) a lancé un projet tout aussi ambitieux que respectueux de l’engagement des citoyens dans la lutte pour la sauvegarde de la nature. Il s’agit plus précisément d’un plan quinquennal qui vise la création d’un nouveau poumon vert à l’Est de la grande région métropolitaine par la plantation d’arbres sur l’île Sainte-Thérèse à Varennes. Le projet prévoit, dans sa première phase, la plantation de 5000 arbres en 2021, puis la plantation progressive de 15000 arbres par an durant les cinq prochaines années, visant un seuil minimum de 65000 arbres effectifs plantés d’ici 2025.

Par ce projet, la SNAP Québec vise à restaurer les écosystèmes de l’île Sainte-Thérèse fortement impactés par les activités humaines, à freiner l’érosion de la biodiversité et à créer une mosaïque d’habitats de qualité pour la faune. La plantation d’arbres va également contribuer à créer un îlot de fraîcheur au grand bonheur des citoyens.

Les arbres sont d’excellents moyens pour contrer les îlots de chaleur, lutter contre la pollution de l’eau et améliorer la qualité de l’air, une problématique majeure à l’Est de la grande région de Montréal, comme le rappelle Benoit Tendeng, biologiste à la SNAP Québec et coordonnateur du projet.

 

 

 

 

L’ÎLE SAINTE-THÉRÈSE, UN PATRIMOINE NATUREL ET HISTORIQUE MÉNACÉ
Iles Sainte-Thérèse © SNAP Québec

En vertu de sa biodiversité ainsi que de son patrimoine historique, l’île Sainte-Thérèse a tout le potentiel pour devenir un écoparc ouvert au public. Véritable joyau naturel d’environ 5,4 km², l’île abrite une grande variété d’espèces animales et végétales (dont certaines à statut précaire), ainsi qu’une multiplicité de milieux humides et de sites de nidification qu’il est fondamental de préserver et de renaturer. En outre, des fouilles réalisées sur cette île ont mené à la découverte de vestiges archéologiques qui remonteraient à environ 2500 ans. Toutefois, l’île Sainte-Thérèse est actuellement victime de nombreux problèmes, parmi lesquels émergent sa fragilisation en raison de la pression anthropique, l’érosion des berges due au batillage et, en dernière instance, l’insalubrité provoquée par la construction, parfois abusive, de chalets privés sur l’île.

C’est pour préserver ce patrimoine naturel et historique qu’une volonté manifeste des citoyens ne cesse de croître afin de faire de l’île Sainte-Thérèse un parc nature à vocation récréotouristique accessible à la population.

 

LES BÉNÉFICES DU PROJET SUR LA PLAN ÉCOLOGIQUE ET CITOYEN

Puisque notre avenir s’écrit dans la nature, le nouveau projet de revalorisation de l’île Sainte-Thérèse va entraîner des conséquences importantes pour la métropole de Montréal d’un point de vue écologique, éthique et environnementale. En ce qui concerne les avantages matériels pour les habitants des zones limitrophes et, en particulier, dans l’Est de la ville, la reforestation va d’abord permettre de contrer les effets nocifs de la pollution urbaine. La réintroduction de la végétation assure effectivement un filtre qui améliore la qualité de l’air et, indirectement, permet de pratiquer en toute sécurité des activités récréatives et touristiques en plein air, au plus grand bénéfice de la santé des citoyens. En outre, d’un point de vue écologique, la grande quantité d’oxygène produite par les arbres permet de réduire les émissions de gaz à effet de serre, en assurant une majeure adaptabilité de la ville elle-même vis-à-vis des changements climatiques. En rétablissant et en préservant les dynamiques naturelles et les fonctions écologiques des écosystèmes dégradés ou artificialisés, on peut assurer le développement de nouvelles espèces et d’habitats naturels ainsi que la conservation de la faune et de la flore typiques d’un territoire.

D’un point de vue éthique, il s’agit aussi d’un projet qui prône l’engagement actif des citoyens dans des actions concrètes en faveur de l’environnement circonstant. À travers ce projet, la SNAP Québec valorise l’éco-citoyenneté des bénévoles qui participent à la plantation.

Bénévoles © SNAP Québec, crédit : David Patry-Cloutier

 

L’ENGAGEMENT ACTIF DES CITOYENS

Ce sont des citoyens bénévoles qui, cet automne, ont choisi volontairement de consacrer une partie de leur temps à la plantation des 5000 arbres prévus, en profitant de cette occasion pour pratiquer une activité ludique en plein air et pour se reconnecter, tout à la fois, avec la nature. En montrant leur dévouement pour la réhabilitation d’un milieu naturel qui fait partie intégrante de leur quotidien, ils ont fait preuve non seulement d’une implication personnelle vis-à-vis des questions écologiques mais, aussi et surtout, d’un intérêt collectif pour le bien-être de la communauté métropolitaine de l’Est de Montréal. En effet, leur engagement témoigne de l’idée que l’île Sainte-Thérèse devrait être considérée comme un héritage naturel à rétablir et à préserver au nom du droit des générations successives d’en bénéficier à leur tour. Leur comportement fait aussi preuve d’un devoir moral que chaque membre de la société devrait éprouver vis-à-vis de la conservation du milieu naturel qui l’entoure et qui l’abrite. C’est ainsi que le travail des bénévoles prône indirectement une campagne de responsabilisation éthique et de sensibilisation écologique du public vis-à-vis des comportements qu’il est en devoir moral et en mesure pratique d’assumer dans son quotidien. Par le geste éco-responsable des bénévoles sur l’île de Sainte-Thérèse, chaque habitant de Montréal a eu l’occasion de prendre conscience du fait que ses décisions ainsi que ses actes entraînent des répercussions effectives (positives ou négatives) sur les autres formes vivantes qui l’entourent. En conclusion, il faut que chacun fasse sa part pour vivre en mode écoresponsable.

Bénévoles © SNAP Québec

 

Bibliographie

Crédits Photos : SNAP Québec

 

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Commentaires (1)

BILL BENOIT TENDENG

Très bel article Chiara –

L’avenir de notre planète est sombre puisque nous n’avons pas été en mesure de doser nos actions qui ont fini par impacter notre environnement au point d’arriver, presque, à un point de Non -retour. Qu’on y croit ou non, les conséquences des changements globaux sont réelles. Il est donc grand temps de poser des gestes concrets en faveur de notre planète.
Et, les médias en général ont un rôle important à jouer dans la conscientisation des citoyens.

Bravo à R-MAG qui s’efforce d’être proche de la communauté en proposant articles super encourageants et éducatifs.

Grazie mille

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