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Le Petit Théâtre du Vieux Noranda

Théâtre

Nous vous présentons le Petit Théâtre du Vieux Noranda, ses productions, ses stratégies de valorisation de la culture québécoise, ainsi que le parcours de Rosalie Chartier-Lacombe, directrice artistique et gestionnaire. Le choix de traiter d’un tel sujet s’est imposé car l’objectif de ce théâtre est de valoriser la dramaturgie de son territoire. De plus, nous vous exposons l’historique de la troupe des Zybrides, la compagnie résidente du Petit Théâtre.

Crédit : petittheatre.org
La troupe des Zybrides
Crédit : petittheatre.org

L’historique de la troupe Les Zybrides se formalise d’abord avec le Théâtre de Coppe qui existe entre 1973 et 1998.  Le Théâtre de Coppe est l’ancien nom de la troupe de théâtre Les Zybrides qui a été formée autour de Jeanne Mance Delisle, un dramaturge québécois voulant valoriser la production théâtrale des acteurs locaux.  La troupe des Zybrides apparaît dès son origine comme un laboratoire de création artistique. Ils ont célébré en 2018 leurs 40 ans de création avec le spectacle Les Zybrides 4.0, qui retrace l’histoire de la troupe. Dans le cadre de ses 40 ans d’existence, le Théâtre du Vieux Noranda revisite l’œuvre de Jeanne Mance Delisle, notamment en créant la pièce Le Cœur Sacré de Jeanne-Mance.

Le concept même de ce théâtre est de faire émerger de nouveaux talents, mais aussi de valoriser les œuvres littéraires du patrimoine local québécois. Les premières captations du Théâtre de Coppe sont disponibles dans les archives canadiennes. Si nous devions résumer le cœur de la démarche artistique du Petit Théâtre du Vieux Noranda, il se résumerait ainsi : créativité, ouverture, innovation grâce aux technologies numériques. Le Petit Théâtre du Vieux Noranda est une aventure du point de vue artistique. Celle-ci est importante dans la mesure où la narration au sein de l’œuvre littéraire renseigne sur les contraintes scéniques adoptées. Le site de la Lorraine des Écrivains définit la notion comme suit : « Le patrimoine littéraire en tant qu’espace d’identification, d’appropriation, s’avère être une ressource particulièrement intéressante pour le développement territorial et culturel. » Le patrimoine littéraire s’impose depuis de nombreuses années, car il s’avère crucial pour les territoires. Il apparaît comme l’objet de nombreuses études actuellement, car sa conservation constitue un des enjeux majeurs tant au niveau de la pédagogie qu’au niveau muséal. Des groupes de recherches s’intéressent actuellement à la question de la patrimonialisation de la littérature.

Pour comprendre la démarche artistique des Zybrides, nous avons procédé à l’interview de Rosalie Charlier Lacombe, gestionnaire du Petit Théâtre du Vieux Noranda.

© Dominic Leclerc

 

R Magazine : Présentez-nous votre parcours. Qu’est-ce qui vous a amené à diriger le Petit Théâtre du Vieux Noranda ?

Rosalie Chartier-Lacombe : Je suis née à Rouyn-Noranda. Durant mon enfance j’ai fait du théâtre avec les ateliers d’Alice donnés par Les Zybrides. En 2001, lorsque la troupe a acquis le Canadian Corps pour en faire le Petit Théâtre du Vieux Noranda, cela a créé une crise interne. C’est là que Lise Pichette, la directrice artistique, m’a demandé de me joindre à elle pour l’aider à rénover le lieu. Cela a pris 10 ans et j’ai finalement pris le poste de directrice générale.

R Magazine : Pouvez-vous nous présenter le concept de gestion du Petit Théâtre du Vieux Noranda ?

RCL : Le concept du Petit Théâtre du Vieux Noranda est celui de générer la créativité de nouveaux artistes et de faire émerger de nouveaux talents.

R Magazine : Comment souhaiteriez-vous que l’on se rappelle du Petit Théâtre du Vieux Noranda dans les vingt prochaines années ?

RCL : Ce que j’aimerais qu’on se dise, c’est que nous avons réussi à créer une dramaturgie forte dans le Nord du Québec qui parle des œuvres issues du territoire et que ces œuvres littéraires disposent d’une portée universelle et une dimension philosophique.

R Magazine : Quel sera la programmation de la saison 2022 ?

RCL : Nous sommes en train de monter la pièce BLUFF de Mireille Camier qui est conçue pour la télé-présence. Elle a été pensée ainsi bien avant la COVID. Nous utilisons la station Scénic, où 22 salles de spectacle au Québec sont connectées ensemble.

R Magazine : Quels seraient vos conseils pour un jeune handicapé intéressé par le théâtre ?

RCL :  Je conseillerais à cette personne handicapée de croire en ses rêves et de persévérer dans ses choix de carrière.

Nous avons vu que le Petit Théâtre du Vieux Noranda redéfinit grandement le périmètre de l’action culturelle et tentait d’inclure les œuvres du patrimoine littéraire afin d’en offrir une lecture nouvelle des œuvres, et nous avons approché dans cette interview, les défis qu’exposent la représentation d’une œuvre littéraire et ses problématiques de mises en scène dans un contexte sanitaire qui fragilise grandement l’action culturelle. Cette interview a montré les implications que suppose la gestion culturelle en contexte de crise. Cela nous a permis de comprendre la gestion d’un théâtre dans son ensemble. Nous vous invitons à vous rendre sur le site du théâtre si vous souhaitez découvrir sa production théâtrale.

 

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