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Quand la mode prend le virage responsable

La mode habille et déshabille depuis des siècles. Court, long, à fleurs ou à pois, une saison flashy et voilà finalement le noir qui se dépeint gracieusement sur notre garde-robe !

Phénomène universel, intemporel et éphémère à la fois… Pas de frontières pour le tissu ; les coutumes vestimentaires s’exportent et se transforment. Ce qui représente la pauvreté d’un côté du continent deviendra le symbole d’un important niveau social de l’autre côté. Ou l’art de passer sous silence les inégalités si propres à notre monde.

Qui décide des tendances ? Les marques ? Ou bien est-ce la société elle-même qui les inspire ? Instable et têtu, elles dessinent les traits de notre époque. La mode tourne en rond, ne s’inspirant que vaguement de ce qui a déjà été fait auparavant. Parfois avec prouesse, parfois avec paresse.

Certain.e.s l’idolâtrent, d’autres la méprisent et pourtant personne n’y échappe. C’est aussi ça la mode : elle sait faire parler d’elle.

Synonyme d’appartenance à un groupe social, la mode peut être sans scrupule. Elle s’installe sans y mettre les formes. Envers et contre tout, elle saura gagner le corps des jeunes et moins jeunes. Au dépit, n’en déplaise, de l’environnement. Et voilà qu’elle fait encore parler d’elle !

 

L’industrie vestimentaire plus polluante que l’aéronautique

Petite dernière arrivée sur la scène de l’actualité écologique, l’industrie textile est largement décriée ces derniers mois. Un poids lourd de la pollution qui devrait nous en mettre autant sur la conscience…

Photo : Kimberlykv – Foter.com

En cause, il y a les fibres synthétiques issues de la pétrochimie, un dérivé du pétrole, le plus polluant au monde. Ses produits de synthèse extrêmement toxiques ne se décomposent pas dans l’environnement. Le coton n’en a pas moins mis à mal : engrais, pesticides ; la petite fleur blanche n’est pas si blanche, surtout après s’être associée aux métaux lourds et au chrome, afin que sa couleur s’accorde parfaitement à votre teint. Personnellement, ça me fait pâlir. Bon, de fait, je vais me choisir un t-shirt blanc. Oui, sauf que là non plus ça ne marche pas ! La production d’un t-shirt demande plus de 2 500 litres d’eau.

Un dressing plus propre

Derrière ce cri d’alerte, une issue surgit. Après la tendance hypster et ses chemises à carreaux. Les années 90 ont fait leur grand retour. On aime ou on n’aime pas, mais notons que cela permet d’aller mettre le nez dans ses cartons pour ressortir une vieille veste en jean, un pull XXL ou ses plateformes Buffalo. La classe assurée !

Photo : Mia! – Foter.com

En arrivant à Montréal, il y a quelques mois, j’ai été très surprise du nombre phénoménal de friperies et magasins de seconde main. Pour quelques piasses, on se vêtit confortablement sans déranger notre statut social.

Il y a quelques temps, les blogueur.se.s se sont emparé.e.s de la tendance minimaliste. Quelques pièces phares qui vont à l’essentiel et qui durent… Le miroir se libère du superflu.

Le Slow Life à la cote, la récup n’en rougit pas ; le moine peut aller se rhabiller.

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